- ACTIVITES : année 2006 -


   
Réunion annuelle de la Section Ile de France - samedi 14 janvier 2006  
 
 

La réunion annuelle de la section Ile-de-France a rassemblé plus de 70 personnes le samedi 14janvier. Elle débuta par une messe célébrée à la maison des Pères du Saint-Sacrement par le Père Guitton. Puis, l'assemblée écouta une conférence de thérèse Rouchette sur la folle équipée de la Duchesse de Berry.

Thérèse Rouchette, adhérente, ancien professeur d'histoire et présidente de la Société archéologique et historique de Nantes, était particulièrement qualifiée pour apporter à cet événement mal connu de 1832, un éclairage féminin, perspicace et bien documenté. Elle a, en particulier, évoqué l'évasion rocambolesque de la comtesse de La Rochejaquelein tenue prisonnière en son château par les soldats de Louis-Philipe.
 
     
  Le Reminiscere de la section nantaise du Souvenir Vendéen - samedi 11 mars 2006  
     
 

Le président de Dreuzy accueillit vers 16h30 une quarantaine de participants dont le père capucin Billot et plusieurs membres de la famille Billot. Au cours d'une brève allocution, il fit le point des activités du Souvenir Vendéen.

Puis, Jean Boulain, dans le cadre de ses causeries sur les paroisses de Nantes pendant la Révolution, évoqua ensuite les épreuves du clergé et des paroissiens de Saint-Donatien. Le curé et ses vicaires refusent le serment, l'intrus est mal reçu, le recteur Yves Coat finira noyé en Loire en janvier 1794, Jean-Marie de la Tullaye, vicaire général, emprisonné au château du Plessis-Tison, y mourra en mai 1793, mais de nombreux prêtres réfractaires survivent et maintiennent une vie religieuse vivace. Jean Boulain en cite cinq ont l'efficacité est attestée ... par les rapports de police ! Le plus remarquable fut l'abbé Billot, desservant de Frossay, qui à partir de sa cache à la ferme de la Chevallerie chez les Renoul, exerça son ministère dans toute la ville pendant la Terreur.

 
   
  Sortie des jeunes au Musée Carnavalet - Paris et la Révolution - samedi 18 mars 2006  
   
 

Dans la cour de l'hôtel Carnavalet, appelé aussi " de Sévigné ", treize jeunes s'étaient donnés rendez-vous pour se replonger dans le Paris révolutionnaire. Grâce aux précieuses collections du Musée et au talent du guide conférencier, cette ballade historique fut plaisante et enrichissante.

Notre mentor, à travers l'explication des œuvres, a redonné sa juste place à l'origine alimentaire de la Révolution, dans un pays à l'économie rendue chancelante par une succession de rudes hivers, ainsi qu'aux "non-événements ", qui n'ont pris du poids que par la mémoire qu'on leur a attribuée. Il nous fit revivre également la prise de la Bastille et l'ingénieuse entreprise de Palloy pour tirer profit de la démolition de la Bastille. Les tableaux des collections nous ont permis d'illustrer de nombreux moments historiques de cette époque, dont le fête de la Fédération du 14 juillet 1790 et les derniers moments de la famille royale au Temple.

La visite s'est terminée par un débat sur les effets dévastateurs de la Révolution sur le patrimoine, malgré les efforts d'Alexandre Lenoir , et la prise de conscience qui s'en est suivie, de la nécessité d'une préservation.

 
   
  Journée d'étude sur l'Histoire Militaire des Guerres de Vendée - samedi 25 mars 2006  
   
 

En partenariat avec la Commission Française d'Histoire Militaire (CFHM), cette date est la première de 3 journées d'études qui auront lieu à Paris, àNantes (en partenariat avec la Société Archéologique et Historique et de Nantes et de la Loire-Atlantique) et à La Roche sur Yon.

Le sujet de ces 3 journées d'étude est l'Histoire Militaire des Guerres de Vendée. Cet aspect capital est curieusement resté quelque peu à l'écart du renouveau historiographique des vingt dernières années. Le but de ce programme est de permettre une double approche : d'une part une histoire aussi globale que possible du déroulement des guerres de Vendée ; d'autre part la place du soulèvement vendéen dans la généalogie de ce que l'on appelle aujourd'hui les conflits asymétriques, avec le passage de la petite guerre telle qu'on la pratiquait au 18ème siècle à la guérilla appelée à un grand développement au 19ème siècle et encore de nos jours.

 

En ouverture, Charles Doré Graslin, administrateur du Souvenir Vendéen, a rappelé l'objectif de ces journées : présenter des études et échanger sur différents aspects de l'histoire militaire des guerres de Vendée ainsi que sur l'influence du soulèvement vendéen sur la pensée militaire.

Puis, Hervé Coutau-Bégarie, Président d'honneur de la CFHM et directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Sorbonne), a présenté un tableau d'ensemble de l'évolution des guerres irrégulières à l'époque moderne qui faisait ressortir la différence de nature entre la guerre de Vendée et les soulèvements précédents.


Pierre Gréau

Le chef de bataillon Pierre Gréau (en photo ci-contre), président du Cercle d'Histoire et Etudes locales de La Châtaigneraie et membre du Conseil d'Administration du Souvenir Vendéen, a évoqué l'organisation de l'armée catholique et royale durant la virée de galerne. Contre un cliché encore trop répandu, il a montré que cette armée a conservé une cohésion et une organisation au moins relatives et ne s'est pas transformée dès les premiers revers en bande de fuyards éperdus.

Ferenç Toth, professeur à l'école supérieure de Szombathely en Hongrie, a esquissé un parallèle entre le soulèvement vendéen et la guerre d'indépendance hongroise (1703 - 1711) qui a eu une influence directe sur l'art de la guerre occidentale puisque les émigrés hongrois réfugiés en France furent à l'origine des régiments de hussards.


Jean-François Pernot, maître de conférence au Collège de France

Jean-François Pernot (en photo ci-contre à gauche), maître de conférence au Collège de France, a posé la question de la résistance des villes dans les guerres de Vendée, illustrant notamment son propos avec les exemples de Granville et de Clisson.

Jérôme Laborieux (en photo ci-contre à droite), jeune agrégé d'histoire, a présenté le bilan de ses recherches sur l'armée de Mayence envoyée en Vendée en août 1793. Le dépouillement systématique des dossiers des archives militaires permet de dégager un portrait type du Mayençais, rarement un soldat de l'ancien régime mais avec un noyau de vieux soldats et un expérience terrible du feu qui ont créés un véritable esprit de corps et commandés par des officiers issus de l'armée de l'ancien régime. Enfin, Reynald Secher, historien qu'il n'est pas nécessaire de présenter, a conclu la journée de manière très suggestive en montrant le lien entre les tactiques mises en œuvre par les armées républicaines et le projet politique d'extermination de la Vendée par la Convention.

La journée s'est terminée par un rafraîchissement amical.


Jérôme Laborieux

 
  Réunion de la section de La Flèche - dimanche 26 mars 2006  
   
 

Comme tous les deux ans, la section fléchoise du Souvenir Vendéen s'est réunie le dimanche 26 mars à La flèche. Après la traditionnelle prière au pied de la Croix des Vendéens, route de Sablé, en présence du président de Dreuzy, les assistants ont rejoint la messe paroissiale de 11 heures à l'église Saint-Thomas, puis se sont retrouvés pour un déjeuner au Relais du Loir.

L'après-midi, au lycée-collège Notre-Dame, le chanoine Pierre Davoust, délégué culturel de l'évêque du Mans, a donné une remarquable et émouvante conférence : "Croire et prier encore dans l'enfer de la guerre de Vendée". Il s'est appuyé sur la projection d'une quarantaine de diapositives de vitraux des églises de Vendée et du Maine-et-Loire pour tenter d'appréhender ce que pouvait être la sensibilité religieuse du soldat vendéen. Son exposé était articulé autour de trois grandes dévotions : la croix, le chapelet et le sacré-coeur. Il n'a pas caché la difficulté pour l'historien d'aborder ces questions de la prière et de la foi, si délicates et intimes. Une discussion animée a suivi la conférence.

 
 

 

 
  Assemblée Générale du Souvenir Vendéen à l'abbaye de Belle-Fontaine - samedi 1er avril 2006  
   
 

L'assemblée gnérale de notre association a eu lieu le samedi 1er avril 2006 à Bégrolles-en-Mauges, à l'abbaye de Belle-Fontaine, en présence d'une centaine de participants. Le rapport moral de l'année 2005 a été présenté par André Duret, membre du Conseil d'Administration (retrouvez le dans le numéro 235 de la Revue). Le rapport financier a été ensuite présenté par Pierre Rabjeau, trésorier. Puis, ce fut la présentation de Me Dominique Séchet, trésorier de la caisse des monuments.

Avant le déjeuner, les participants ont pu assister à un exposé du frère trappiste Serge Grandais sur l'histoire de l'abbaye de Belle-Fontaine. Puis, après un repas convivial, Jean Brochard fit un exposé très vivant sur les évènements et combats de Beaupréau pendant la Révolution. La journée continua au château du Vigneau, où furent évoqués les massacres qui y ont été perpétrés.

 
     
  Journée du Souvenir Vendéen à Vallet et Rocheservière - samedi 13 mai 2006  
   
 

La journée s'est déroulée avec succès par un temps agréable, mais sur un itinéraire complexe. Grâce à la signalisation soignée mise en place par les organisateurs, personne ne s'est perdu !

La journée commence à 3 km de Vallet, sur la petite route qui mène à la "croix des malheurs". Après une marche à travers les vignes entre la Sauvionnière et le site de la croix, le voile est levé sur la plaque apposée par le Souvenir Vendéen sur la croix restaurée. L'abbé Louis Hervouët, curé de Vallet, après avoir incité les 82 participants à méditer et prier pour les victimes de ce lieu de combats, bénit la plaque. Notre adhérent et correspondant local Jean de Malestroit rappelle ensuite les pages douloureuses de l'histoire de ce pays de Vallet qui a particulièrement souffert de sa position d'entrée et de sortie en Vendée militaire pour les armées républicaines. Il ne reste plus alors aucune maison qui ait résisté aux passages dévastateurs.

Les participants se dirigent ensuite vers Le Landreau, vers la majestueuse crois Ripoche, au carrefour du Bas-Briacé. Arrivés ensuite au village de La Grolle, ou plutôt à l'emplacement de l'ancien village, dont il n'est guère resté que des vestiges après les évènements, les participants assistent au dévoilement d'une plaque commémorative des massacres commis en ce lieu par les colonnes infernales. Puis, ils découvrirent les vitraux de l'église paroissiale de Rocheservière dont certains concernent des épisodes des guerres de Vendée.

 
       
  Journée d'étude sur l'Histoire Militaire des Guerres de Vendée - samedi 20 mai 2006    
       
       
   
 
  Sortie des jeunes sur les pas de Bonchamps et Cathelineau - Saint-Florent-le-Vieil et Le Pin-en-Mauges - samedi 10 juin 2006  
     
   

Une dizaine de jeunes s'était donnée rendez-vous ce samedi 10 juin, un des premiers jours de grande chaleur, sur le parvis de l'abbatiale de St Florent pour aller sur les traces de Bonchamps et Cathelineau à Saint-Florent-le-Vieil et au Pin-en-Mauges.

Guidé durant toute la journée par le Président, Jehan de Dreuzy, le groupe se replongea dans l'histoire de Saint-Florent tandis qu'il admirait la Loire du haut du promontoire. Puis, ce fut la découverte et l'émerveillement devant le tombeau de Bonchamps et ce magnifique gisant très expressif réalisé par le sculpteur David d'Angers, dont le père avait été l'un des 4000 prisonniers graciés par Bonchamps avant le passage de la Loire. La visite du musée des Guerres de Vendée et de l'Histoire locale de Saint-Florent attira la curiosité des participants autour de mille objets témoins de l'histoire, mille témoignages divers et populaires. Après une telle matinée, un repas et un repos étaient bien mérités. Le groupe s'installa au bord de la Loire, à quelques mètres d'un des gués qui avaient servi au passage de la Loire par les Vendéens.

L'après-midi, les participants firent halte au champs des Martyrs et à Notre Dame de Marillais, dont un vitrail évoque les guerres de Vendée. Le groupe se dirigea ensuite vers la tombe de Cathelineau (cf. photo) et à la Meilleraye pour voir la maison où expira Bonchamps (elle abrite une exposition d'histoire locale très pédagogique). Enfin, les participants firent route jusqu'au Pin-en-Mauges où ils purent visiter le musée Cathelineau sous les commentaires passionnées de Monsieur Verron et profiter d'une description vivante des vitraux de l'église Saint-Pavin et des valeurs dont ils témoignent par Christine Nourisson, de l'Office de Tourisme.

 

 
   
  Journée du Souvenir Vendéen à Sainte-Florence, l'Oie et environs - samedi 23 septembre 2007
   
 

La journée d'automne du Souvenir Vendéen avait pour thème le souvenir d'une combattante vendéenne, Louise Regrenil, surnommée "la hussarde", et celui des batailles de Saint-Vincent-Sterlanges et des Quatre-Chemins-de-l'Oie.

Louise Regrenil est née en 1764 dans une famille de six enfants au village de la Tanchère à Sainte-Florence. elle débuta comme novice aux Ursulines de Luçon. Revenue dans sa famille, Louise se joignit dès mars 1793 aux révoltes regroupés, habillée en homme. Elle se serait distinguée très vite dans la plupart des combats, portant l'uniforme, butin de guerre, d'un officier de hussards. Elle survécut à la virée de galerne et put revenir ensuite à la Tanchère où elle mourut en 1846.

Les participants purent voir la tombe supposée de Louise Regrenil, les ruines du château médiéval de L'Hébergement Hydreau, quartier général des Vendéens du camp de l'Oie, la ferme de la Tanchère, puis dans l'après-midi, les sites des combats de la Guérinière ou de la bataille de Gravereau.

   
  Conférence d'automne - Guerre de Vendée : huit femmes témoignent - Nantes - lundi 13 novembre 2006