- REVUE : année 2006 -


  Numéro 234 – Mars 2006
 
 

- Editorial : Somes-nous des passéistes ringards ? par Jehan de Dreuzy.
Le Président du Souvenir Vendéen montre ce que nous enseigne la "force du passé" et prouve qu'il est possible de s'intéresser au passé en vue d'un futur meilleur.

- La prise de Thouars par l'armée vendéenne - 5 mai 1793 (I) par Daniel-Jean Amaglio.
Texte de la conférence faite lors de la sortie du 5 juin 2005. Cette première partie s'attache essentiellement à la description des faits. Quétineau ne poura contenir les troupes vendéennes qui attaqueront en quatre points. Dans les mémoires de Sainte-Hélène, Napoléon Ier rend hommage à la conduite exemplaire des vainqueurs.

- Quelques membres de la famille Dorion dans la tourmente révolutionnaire par Jérôme Moreau.
A travers l'exemple d'une vieille famille de Vendée, cet article est une illustration des hésitations dans les événements de la Révolution et des déchirements de quelques membres d'une même famille de la bourgeoisie vendéenne.

- La première statue de Louis XVI fut érigée en Poitou par Louis Bossard.
Un complément à la série d'articles parues en 2005 sur les statues de Louis XVI. Alors que les statues existantes de Louis XVI sont postérieures à 1815, il s'agit ici du cas d'une statue inaugurée le dimanche 9 juin 1776, pendant le règne de Louis XVI, au sud de Niort en présence de 20.000 personnes ! C'était l'initiative d'un mécenne, sans financement public.

- Le 150ème anniversaire de la mort de David d'Angers (1788-1856) par Michel Chatry.
Extraits de quelques passages peu connus des "Carnets de notes" de David d'Angers, publiés en 1958. Son père fut l'un des prisonniers républicains sauvés par Bonchamps le 18 octobre 1793. David d'Angers fut le célèbre statuaire du monument funéraire à Bonchamps de l'abbatiale de Saint-Florent-le-Viel.

- Voyage à St-Florent et la Chapelle
Récit par Louis-Joseph Pavie (1782-1859), imprimeur du Roi à Angers, de l'arrivée à Saint-Florent par bateau de la statue de Bonchamps par David d'Angers et sa mise en place dans l'église de la ville.

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  Numéro 235 – Juin 2006
 
 

- Editorial : Liberté, liberté chérie ! Oui… Mais quelle liberté ? par Jehan de Dreuzy.
Le président du Souvenir Vendéen invite à " réfléchir aux perversions épouvantables que les notions d'égalité et de liberté - fondements du régime et sources des valeurs républicaines- peuvent engendrer…Il n'est pas contestable que la source de la perversion morale d'une notion aussi magnifique et respectable que celle de liberté provient de la métaphysique philosophique qui lui a été attachée au 18ème siècle. C'est la preuve, s'il en est besoin, que la guerre de Vendée -guerre civile après beaucoup d'autres- a surtout eu la caractéristique d'être la première guerre idéologique de l'histoire. Les suivantes furent pires… ".

- Le journal de Juif, secrétaire du Représentant du peuple Merlin, à l'armée de Mayence, entre le 10 et le 23 septembre 1793, par Pierre Gréau.
Un manuscrit inexploité renforce la thèse, contestée par la plupart des historiens bleus, des exactions de l'armée de Mayence. Si l'armée vendéenne passant la Loire était encombrée d'une nombreuse population civile, c'était parce que celle-ci fuyait devant une troupe qui brûlait les maisons dans les bourgs et les campagnes après les avoir pillées et assassinait les gens sans vergogne. Colonnes infernales avant l'heure. Ce n'était pas d'ailleurs, comme le montre l'auteur, un comportement singulier de l'armée de Mayence, puisque les articles criminels du décret du 1 août 1793 de la Convention conduisaient tout aussi bien à la même époque les autres armées républicaines aux pires excès.

- La prise de Thouars par l'armée vendéenne - 5 mai 1793 (II) par Daniel-Jean Amaglio.
Dans la partie de son article sur la première bataille de Thouars de l'insurrection vendéenne, publié pp4-9 du numéro 234 (mars 2006), Daniel-Jean Amaglio avait présenté les faits. Cette seconde partie les analyse. Conséquences de cet événement. Quel type d'officier fut Pierre Quétineau ? A-t-il livré une vraie bataille ? Quelle fut sa responsabilité dans la défaite ? Qui étaient les marseillais ? Quelle fut leur conduite lors de la bataille de Thouars ? Les relations entre Lescure et Quétineau…

- - L'affaire du parapluie du curé de Machecoul, par Jérôme Moreau.
Ce récit décrit l'incident qui, pour une affaire banale de parapluie froissé, mit en conflit aigu, en janvier 1792, une demoiselle Dubois, fille d'un notable local, avec le curé constitutionnel Letort nommé depuis quelques mois curé de Machecoul. Il atteste du clivage en deux camps d'une population locale aux sentiments déjà exacerbés. Cette anecdote témoigne des divisions des habitants d'une commune de la future Vendée militaire, un peu plus d'un an avant la grande insurrection.

- Une semaine dramatique (14-20 octobre 1793), par Pierre Leroy.
A travers cet éphéméride de la semaine dramatique marquée par les batailles de la Tremblaye et de Cholet, et le passage de la Loire par l'armée vendéenne, l'auteur dépeint quelques vétérans vendéens assortis de commentaires généalogiques et historiques sur chacun. Ces valeureux personnages furent portraiturés par David d'Angers.

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  Numéro 236 – Septembre 2006
   
 

- Editorial : "Qu'était la piété des Vendéens ? " par Jehan de Dreuzy.
Tout en souhaitant qu'un théologien traite en profondeur ce qu'était " la foi des anciens jours " des Vendéens de 1793, le président du Souvenir Vendéen décrit ce sur quoi cette foi s'appuyait. Les objets d'abord : le chapelet, le Sacré-Cœur, la bannière, le clocher, les croix. Les symboles et les rites, ensuite : le Sacré-Cœur, les cantiques populaires (Vexilla Regis ), la consécration à la Vierge, la vénération des saints, la prière fréquente. Il évoque enfin " une des exigences chrétiennes les plus difficiles à respecter : le pardon ", exemples à l'appui, en rappelant la citation d'Alain Gérard, parlant des Vendéens de 1793 : ils pratiquent " la violence absolue du pardon ". Et de s'interroger sur l'usage de ces supports matériels de la piété, à notre époque…

- " Une cache d'armes de Pierre Guillemot, - le roi de Bignan ", par Pierre Gréau.
Né et baptisé le 1er novembre 1759 à Kerdel, commune de Bignan (Morbihan), Pierre Guillemot fait ses études au collège de Vannes, puis épouse Marie-Louise Valy ; ils auront quatre enfants. Belle histoire de ce laboureur membre de l'armée populaire du marquis de la Rouërie, et aurait combattu aux côtés de Georges Cadoudal le 19 mars 1793. Blessé et marqué à vie lors d'un accident le 9 juin 1795 ; il participa aux batailles du Pont du Loc les 7 et 25 janvier 1800. Dénoncé, il est exécuté le 4 janvier 1805. Pierre Gréau raconte la très curieuse découverte d'une cache d'armes contenant canons, sabres, pistolets, puis ce qu'elles sont devenues.

- " Autour des vétérans de David d'Angers : secours, pensions et récompenses ", par Pierre Leroy.
Dans le cadre du bicentenaire de la mort de David d'Angers (1788-1856), auteur du monument de Bonchamps dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil et d'une soixantaine de portraits d'anciens combattants vendéens du voisinage lors de son édification en 1825, le Souvenir Vendéen a voulu en 2006 honorer dans la Revue la mémoire de ces vétérans en reprenant l'ensemble des portraits figurant dans l'album de 1905 d'Henry Jouin et en les nourrissant de notices substantielles. Notre adhérent Pierre Leroy, descendant de l'un d'entre eux, a bien voulu accepter cette tâche. Figurent donc en couverture de ce numéro 236, comme pour les deux précédents, des vétérans, avec des notices au revers des pages. Mais tous les vétérans ne peuvent paraître en couverture en raison de leur nombre et c'est pourquoi dès le numéro 235, un premier article de notre auteur : Une semaine dramatique (14-20 octobre 1793) a permis d'évoquer certains des autres. C'est aussi le cas du second article qu'il nous donne. La question des secours, pensions et récompenses accordés aux Vendéens meurtris dans les corps et les biens pendant les trois premières guerres est complexe. On avait commencé à compenser ces " dommages de guerre " bien avant la première Restauration, et l'on continua bien au-delà de l'avènement de la monarchie de juillet et même de la première République et du second Empire ! L'inventaire et la mesure en sont difficiles.

- " La victoire vendéenne de Saint-Fulgent (22 septembre 1793) ", par Michel Chatry.
La bataille de Saint-Fulgent, une des rares victoires vendéennes obtenues de nuit, est considérée par certains historiens comme une erreur stratégique de l'armée catholique et royale. " Une victoire néfaste ", titre même l'abbé Billaud dans sa célèbre synthèse de 1945 sur la guerre de Vendée. Elle empêcha en effet que l'armée de Mayence, battue à Torfou (19 septembre 1793), puis encore maltraitée à Montaigu (21 septembre), puisse être définitivement écrasée.

- " Quelques compléments sur la prise de Thouars (5 mai 1793) ", par Daniel Jean Amaglio.
Nous avons publié pp. 4-9 du n° 234 et pp. 11-20 du n°235 l'article de Daniel Jean Amaglio sur la prise de Thouars par l'armée vendéenne. La bataille dura plus de dix heures et fit de l'ordre de 800 morts vendéens et républicains. Dans l'armée de Quétineau défendant Thouars figuraient des volontaires, peu aguerris, des petites villes voisines des Deux-Sèvres, et de la Vienne. Ceux qui gardaient le Gué-au-Riche, sur le Thouet en aval de la ville souffrirent particulièrement de l'assaut de la troupe et des cavaliers de Bonchamps qui forcèrent le gué. Il en reste des traces dans les registres paroissiaux de Monts-sur-Guesnes, chef-lieu de canton de la Vienne à 35 Km à l'est de Thouars et au Musée d'Airvault, chef-lieu de canton des Deux-Sèvres, sur le Thouet en amont de Thouars à 20 Km au sud. Notre adhérent apporte à son article deux compléments significatifs ci-après : mort d'un volontaire de Monts-sur-Guesnes (Vienne) à la bataille de Thouars, le tableau commémoratif des volontaires d'Airvault (Deux-Sèvres).

 
  Numéro 237 – Décembre 2006
   
 

- Editorial : "La répression de la Vendée ne fut pas un génocide ? Peu importe le qualificatif. La réalité honteuse est ineffaçable et elle est de plus en plus reconnue " par Jehan de Dreuzy.
Le président revient sur le numéro spécial de la Revue L'Histoire d'août 2006 traitant des guerres civiles et sur l'application du terme "génocide" à la guerre de Vendée.

- Kléber, cet endormi, par Pierre Gréau.
Biographie de ce général, surnommé par Napoléon "l'endormi". L'auteur lève le voile sur les contre-vérités des biographies habituelles et explique l'origine du mythe Kléber et ses relations avec Napoléon.

- L'arbre au pendu de Menomblet, par Pierre Morilleau.
Récit des événements survenus en février 1794 avec l'assassinat de Louis-Angélique Dehargues et de ses hommes, et l'expédition punitive contre les Républicains, et notamment le curé-jureur Henri-Louis Turpault.

- Autour des modèles de David d'Angers, par Pierre Leroy.
Ce dernier article sur les portraits dessinés par David d'Angers décrit plus particulièrement la conception et la souscription du monument à la mémoire de Bonchamps, l'histoire des portraits, et enfin, pour égayer l'ensemble, des témoignages et anecdotes d'une couleur très humaine sur quelques-uns de ces modèles.

- Le Précis d'histoire de la guerre de Vendée, par le Docteur Charles Coubard.
Chapitre IX : la grande virée de Garlerne. Vers la mer.