- REVUE : année 2007 -

  Numéro 238 – Mars 2007
 
 
Numéro 238

- Editorial : Liberté, egalité..., fraternité ? par Michel Chatry.

- Mathurin Delagarde, pour le Roy, jusqu'à son dernier souffle par Daniel-Jean Amaglio.

- Le château de la Pénicière par A. De Calvimont.

- Un avatar de la révolution : le calendrier républicain par Marie-Pélagie Voyer.

 
  Numéro 239 – Juin 2007
 
 
Numéro 239

 - Editorial : Le Souvenir Vendéen vit depuis 75 ans par Jehan de Dreuzy.

- Les accrochages sur le Grand Lay dans la nuit du 24 au 25 juillet 1793 et la mort de Louis-Célestin Sapinaud de la Verrie, par Pierre Gréau.

- Auray : In memoria aeterna, Savenay et Prinquiau par Daniel-Jean Amaglio.

- Deux capitaines de paroisse : les frères Cougnon de Saint-André-Goule-d'Oie, par Jérôme Biteau.

- Précis d'histoire de la guerre de Vendée (chapitre X), par le Docteur Charles Coubard.

 
  Numéro 240 – Septembre 2007
   
 
Numéro 240

- Editorial : De la nécessité de revisiter ses sources : l'exemple du terrible décret du 19 mars 1793 par Jehan de Dreuzy.

- Noirmoutier et la maîtrise des côtes pendant les guerres de Vendée par Paul Roger.

- Pierre Bibard, de la Tessoualle (1770-1841), par Abel-Pierre Fillaudeau.

 
  Numéro 241 – Décembre 2007
   
 
Numéro 241

- Editorial du Président : Le Souvenir Vendéen célèbre ses 75 ans
Le 6 juin 1832, le Château de La Pénissière fut le théatre du dernier combat de la Vendée, que l’on désigne encore sous les termes de « Fort Alamo » ou « Camerone » vendéen. Le choix de ce lieu, le 30 octobre 1932, pour la pose de la première plaque du Souvenir Vendéen, pouvait prêter à confusion, aussi le Dr Charles Coubard, son fondateur, tenait alors à souligner que notre Association ne devait être ni un parti politique, ni l’organe d’une fidélité dynastique.
Ouvert à tous, le Souvenir Vendéen devait avoir pour seul objectif de marquer notre attachement à nos traditions et à notre passé. Le Président Jean Lauprêtre, qui lui succédait en 1966, confirmait cette volonté lorsqu’il affirmait « nos activités sont placées sur les seuls plans religieux, moral et historique ». Nous ajoutons « propres aux territoires réunis sous l’appellation de Vendée Militaire ».
Devoir de mémoire donc pour conserver nos Traditions malmenées voire niées par la Société actuelle.
Devoir de mémoire vis-à-vis de notre Histoire, celui qui ne sait pas d’où il vient ne pourra choisir où aller.
Devoir de mémoire enfin vis-à-vis de la Religion qui animait nos ancêtres « pro aris et focis » (pour nos autels et nos foyers). Le succès remporté par la commémoration de la Pénissière, le samedi 6 octobre, et la Journée à Maulévrier, le dimanche 7 octobre, montre assez clairement que nous restons fidèles à la pensée du Dr Coubard, toujours prêts à agir.
La journée du 7 octobre fut ouverte par une émouvante messe chantée, en l’église Saint Jean-Baptiste de Maulévrier, célébrée par l’abbé Jean-Marie Mérieau, curé de la paroisse, présidée par Mgr Cesbron qui, outre une homélie de grande qualité, nous fit lecture d’une lettre du Nonce apostolique au nom de notre Pape Benoît XVI. (voir synthèse en pages 38 à 45 de ce numéro).

Curés et maires du Pin, de 1789 à 1832
Il s’agit de « bonnes feuilles » consacrées aux hommes d’église et aux administrateurs de la commune du Pin Barlot (Deux Sèvres), pour la période qui nous est chère, extraites du 1er tome d’une monographie publiée par notre adhérente Noëlle Poupin, aux Editions Pays et Terroirs de Cholet. On y rencontre un curé réfractaire emprisonné au moins trois fois, un vicaire mort en Virée de Galerne, un curé jureur fuyant sous la protection de la troupe, devant la vindicte de ses ouailles, un maire fidèle à la république tué à la bataille des Aubiers le 13 avril 1793, et bien d’autres figures hautes en couleur.

Entre grâce et disgrâce, le sort des prisonniers (1793)
En août 1792, les paysans qui s’étaient rendus, suite au soulèvement de la Saint Louis, avaient été sauvagement massacrés. Par ailleurs, dès le 19 mars 1793, la Convention décrétait que « ceux qui sont ou seront prévenus d’avoir pris part aux révoltes … ne peuvent profiter des dispositions des lois » … l’article II stipule qu’arrêtés les armes à la main, ils seront mis à mort dans les 24 heures suivant la reconnaissance du fait. Malheureusement les évènements qui suivront, démontrent que le seul fait d’être prévenu menait à la mort.
Ces constats allaient-ils donner lieu à vengeance ?
Si dans les tous premiers jours du soulèvement on a à déplorer quelques exactions, grossies par la propagande des bleus, la réponse est « non ». Tant à Thouars, qu’à Fontenay, ou à Saumur, les prisonniers furent respectés. Très vite cette mansuétude s’avéra néfaste aux Vendéens qui retrouvaient le lendemain, face à eux, ces graciés de la veille. Pourtant l’autorité des chefs permettra de préserver la vie des prisonniers. Bien plus motivant encore, rendre coup pour coup aurait été déplaire à Dieu.
On pourra argumenter que c’était le temps de la Victoire, qui facilite la mansuétude. Après l’échec de Nantes, tout va progressivement changer. A compter de juin 1793, la prise de pouvoir par les Montagnards, à la Convention, va conduire à la radicalisation de la guerre. Par ailleurs on trouve de plus en plus, chez les blancs, de combattants étrangers qui ne partagent pas les valeurs morales des Vendéens.
En réponse aux surenchères de Barère, le Conseil supérieur royaliste est amené à brandir la menace de représailles. Les bleus massacrent, égorgent, les chefs vendéens décident que l’on ne fera plus de prisonniers. Les batailles du Pont-Barré ou de St Fulgent confirment cette évolution.
Cependant le geste de pardon de Bonchamps, avant d’expirer à St Florent, souligne combien à cette époque encore la vie des prisonniers fut respectée dans la Vendée. La Virée de Galerne va conduire à une lente décomposition, au moral comme au physique, de ce qui fit la grandeur de l’Armée Catholique et royale. Les massacres répondent aux massacres, il n’est plus question que de survie.
En conclusion, nous dirons que si la République avait délibérément choisi, dés le mois de mars 1793, qu’il n’y aurait pas de prisonniers, coté vendéen la politique d’exécution des prisonniers tint plus aux circonstances qu’aux hommes. Cette étude approfondie du sort des prisonniers au cours de l’année 1793, due à Mr Fabian de Montjoye, est remarquable de par sa très grande honnêteté à l’égard des deux camps, au-delà des polémiques manichéennes habituelles.