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En couverture, portrait de Louis de Frotté avec un
résumé biographique en fin de numéro.
Editorial : le Président de Dreuzy relève dans
l’esprit de tolérance de son voisin Julien Gracq, qui vient de quitter notre
monde, ce qui devrait être le fondement de la vraie laïcité
Une jacobinerie de David d’Angers : dans ses Notes
rétrospectives, publiées en 1851 dans l’Almanach du Peuple, David d’Angers nous
livre un commentaire acerbe sur la Vendée, et minimise les crimes de la
Terreur. Ecrit stupéfiant de la part du sculpteur du tombeau de Bonchamps, bien
que connu pour son républicanisme. Commentaire richement documenté de Pierre
Leroy qui nous avait déjà éclairé sur les portraits de vétérans du même
artiste.
Le tabernacle d’Henri de La Rochejaquelein par G. de Beaucorps :
ce petit mobilier en chêne ciré fut confié par Monsieur Henri à
François-Joseph-Paul Turpault, à son retour de la Virée de Galerne, quelques
jours avant sa mort à Nuaillé. Toujours conservé dans la descendance Turpault.
Notes sur cette famille.
De l’Ode à la Vendée de Jean Rivière aux Carnets
du grand chemin de Julien Gracq par M. Chatry : deux regards sur la
Vendée, de deux auteurs discrets, exigeants, ouverts sur l’universel, l’un du
Bas-Poitou, l’autre des bords de Loire.
Bibliographie : « Charette » par Thérèse
Rouchette, « La Chouannerie » par Gabriel du Pontavice,
« Histoire de Vallet » par Jean de Malestroit et le R.P. Emile Laure,
« François-Athanase Charette et sa bien-aimée » par Phylippe-Bernard
Jaunet
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En couverture, extrait du tableau de Pierre Outin
« Episode de la déroute de Quiberon ». Notice et commentaire à propos
de cette illustration en dernière de couverture.
Vendéité, identité : dans son éditorial Michel
Chatry nous interpelle sur l’abus d’oubli concernant l’insurrection vendéenne,
même chez les descendants de nos héros. Appel à la « juste mémoire ».
Les Orré, une famille de Thouars dans la tourmente
vendéenne
par D. J. Amaglio : conseillers et procureurs du Roi de l’élection de
Thouars pendant deux siècles, cette honorable famille sera annihilée par les
évènements de 1793-1794. Dans cette première partie est traitée la branche de
Claude Charles, conseiller et procureur du Roi à la veille de la Révolution.
Les trois autres branches seront traitées dans une seconde partie à paraître.
L’histoire mouvementée de la dame de la
Brossardière par
Thérèse Rouchette : vie romanesque mais néanmoins dramatique, de
Céleste-Julie-Michelle Talour de la Cartrie. Mariée quatre fois, veuve trois
fois, elle est demeurée dans l’histoire de la Vendée sous le nom de Mme de
Bulkeley, patronyme de son second mari. Véritable combattante, elle fut l’une
des amazones de Charette. L’ironie de l’histoire veut que le seul mari qui lui
survécut fut républicain …
Pierre Rezeau, capitaine de paroisse de La
Copechagnière
par P. Gréau : notre adhérent nous révèle tout, ou presque, sur la famille
de ce capitaine, ses luttes au cours des années 1793-1794-1795, son arrestation
en 1796 suivie d’une évasion, d’une nouvelle arrestation fin 1799 et nouvelle
évasion. Après la signature du Concordat le 17 juillet 1801 Pierre Rezeau n’a
plus de raison de révolte, il fonde une famille et décèdera en mars 1813.
Saint-Sylvestre 1793 à Machecoul, Mme Naudy et
Charette par
M. Chatry : le 3 décembre 1793 Charette investit Machecoul. Le capitaine
Naudy du 3e bataillon d’Ile-et-Vilaine, chargé de garder ce poste,
opte pour un retrait n’étant pas en état de s’opposer, mais …il oublie son
épouse dans la maison qu’occupe Charette, en même temps que son manteau et son
cheval. Le général vendéen, informé par la maîtresse de maison, se
montrera d’une grande courtoisie. Au départ des maraîchins le 2 janvier 1794,
les bleus sont revenus en force, Naudy retrouve son épouse et … son manteau,
mais pas son cheval enfourché par Charette.
Mai 1793 : Chinon sous la menace vendéenne par M.-P. Voyer :
comment un « bon » républicain qui croyait avoir déjoué la censure,
se compromet par une missive anodine mais quelque peu irrévérencieuse. Ce
courrier nous donne une idée de l’ambiance à Chinon dans les jours qui suivent
la prise de Thouars. Malheureusement pour son auteur, malgré des protections
évidentes, il ira croupir en prison à Nantes.
Bibliographie : « Dictionnaire
critique de la Révolution française » par François Furet, Mona Ozouf et
Collaborateurs, « L’enjomineur (1792-1793-1794) » par Pierre Bordage,
Prix Charette 2007 du Refuge du Livre de Grasla, « Le Longeron au fil du
temps » monographie préfacée par Jacky Quesnel, maire.
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En couverture un dessin de René F. Follet, tiré de
la Petite histoire des Guerres de Vendée, illustrant la fouille de la forêt de
Grasla par une colonne républicaine le 12 juillet 1794. Notice historique
concernant cet événement en seconde de couverture.
N’oublions pas nos Vendéennes des années terribles : dans cet éditorial,
le Président J. de Dreuzy rend hommage à ces femmes d’origine modeste ou de
condition élevée qui supportèrent d’effroyables épreuves et jouèrent un rôle
essentiel au cours des années de lutte.
Charette fut-il héroïque ou tragique, par F. de Montjoye :
l’auteur, qui avait déjà traité du sort des prisonniers de l’Armée catholique
et royale de 1793 (lire N° 241) apporte la même scrupuleuse et méthodique
analyse au personnage de Charette. S’il ne fut pas un saint, il sut montrer de
la magnanimité, de l’ironie dans de nombreuses circonstances, avant qu’un
destin contraire ne lui dessine un portrait tragique.
La destinée du chevalier de Mondion, le « petit lapin », par P. Gréau : lorsque le petit chevalier de Mondion rallie la Grande Armée, lors de la prise de
Thouars, le 6 mai 1793, « c’est un jeune
homme de 14 à 15 ans » selon la marquise de la Rochejaquelein. Après la victoire de St-Fulgent il sera blessé à une main par des Bleus
embusqués, ce qui lui vaudra d’être plaisanté par les dames qui lui diront qu’il
a été tiré par des braconniers qui l’ont pris pour un petit lapin. Ce sobriquet
lui restera quelques temps. Néanmoins, très brave, aide de camp de Donnissan, il participe à tous les combats jusqu’à
Savenay. On perd sa trace ensuite. Toujours selon la Marquise, il aurait été
arrêté en même temps que son père et guillotiné à Angers comme lui.
Malheureusement les archives du Maine et Loire ne confirment en rien cette
version des Mémoires, reprise par la plupart des auteurs. Enquête.
Les guerres de Vendée au Pin (1792-1832) : bonnes feuilles extraites
du livre de Noëlle Pouplin consacré à la commune du Pin Barlot en Poitou. Après
les pages publiées dans le N° 241 sous le titre Curés et maires du Pin de 1789
à 1832, voici des faits relatifs aux deux premières guerres.
Le précis d’histoire de la guerre de Vendée par le docteur C. Coubard
(1946) : poursuite de la ré-édition de cet incontournable ouvrage
commencée dans le N° 213. On trouve ici le chapitre XI consacré à La Terreur et
les colonnes infernales en Vendée. Ce chapitre est illustré d’un texte que nous
a laissé Jean Lagniau sur un des Colisées de la Vendée : La Gaubretière.
Bibliographie : « Le livre noir de
la Révolution française », ouvrage collectif sous la direction du père
Renaud Escande, « Les petits âges » par Serge Fauchereau, Prix
Charette 2008 du Salon du Livre vendéen du Refuge de Grasla, « Les quatre
derniers lions des Beauvau-Tigny » par Louis-Emmanuel Gaillard.
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En couverture,
« L’enlèvement du chevalier des Touches de la prison d’Avranches »
par le peintre Félix Buhot (1847-1898) d’après le roman de Jules Barbey
d’Aurevilly (1808-1888). Au bas du tableau, note manuscrite, tirée du
roman : A cette lueur soudaine, un frisson de terreur …Lire notice
en seconde de couverture.
La guerre de Vendée,
en toute innocence ? Dans son éditorial, notre
vice-président, Michel Chatry, s’interroge sur les bonnes ou moins bonnes
intentions du quotidien Le Monde qui publiait cet été, dans un supplément
hebdomadaire, en collaboration avec Larousse, L’Histoire de France en bandes
dessinées. Le 10e des seize albums, De Louis XVI à la
Révolution, comporte sept images consacrées à la Vendée, sept images qui
reprennent tous les poncifs désinformateurs que nous dénonçons inlassablement
en vertu d’une « juste mémoire ». Malgré une préface qui précise
quelque peu le contexte entourant la création de cet ouvrage, nous posons la
question : innocente la rédaction du Monde ?
Les Orré, une famille
de Thouars dans la tourmente vendéenne (II) par Daniel J.
Amaglio. Nous avions publié dans le N° 243 (juin 2008) de la Revue, le
destin de la branche de Claude-Charles Orré, Procureur du Roy en l’Election de
Thouars, et son Conseiller. Dans cette seconde partie, l’auteur montre que les
vicissitudes, les drames vécus par leur frère et ses enfants n’épargneront pas
la sœur aînée Marie épouse de La Ville, et les branches des frères cadets Jean
et André.
Autour d’un document …
Juin 1793 aux Ponts-de-Cé par Pierre Leroy. Un certificat de
pension (reproduction en 4e de couverture) extrait des archives
familiales par une amie, conduit l’auteur à reconstituer la vie dans les
paroisses de Saint-Aubin « la patriote », au Nord, et Saint-Maurille
« l’aristocrate », au sud. Ces deux paroisses constituent la
municipalité des Ponts-de-Cé, au sein de laquelle les conservateurs détiennent
la majorité, mais un curé jureur a remplacé l’abbé François Gazeau qui a refusé
le serment, générant des frictions. Pourtant le 13 mars 1793, lorsque la Vendée
s’enflamme, le calme règne aux Ponts-de-Cé. Cette quiétude ne survivra pas aux
évènements des mois qui suivent et six des municipaux monteront les degrés de
« la louison », d’autres seront fusillés, les biens confisqués, pillés,
dévastés. Curieusement l’un des très rares survivants réapparaîtra, après la
pacification, à la Bergerie Nationale de Rambouillet, avant de se rendre à
Perpignan en 1799 pour y créer une bergerie de moutons mérinos !
Louis-Constant
Trastour, ou l’odyssée d’un essartais pendant la guerre de vendée. Notre adhérent J. Biteau nous a révélé le témoignage d’un jeune vendéen
des Essarts qui, ballotté par la grande vague des évènements de 1793 à 1796, va
vivre ce qu’une fiction n’aurait osé imaginer. Tour à tour menacé de lynchage
par les « blancs », puis poursuivi par les « bleus », il va
finalement rejoindre l’armée catholique et royale, combattre devant Luçon, à Cholet,
participer à la virée de galerne. Après la bataille du Mans, il se cache et
cherche à repasser la Loire. Découvert, arrêté, transféré à Nantes, il attend
son tour au pied de la guillotine, lorsqu’il est sauvé miraculeusement grâce à
une femme du peuple ému par son apparence. Contraint à s’enrôler dans la marine
de la République, il est fait prisonnier par les anglais lors d’un combat
maritime. Détenu sur les pontons anglais il se voit proposer de se porter
volontaire, en 1795, pour participer à l’expédition de Quiberon. Ayant refusé à
l’instar de presque tous les prisonniers, malgré les conditions de détention
inhumaines, il sera finalement échangé fin septembre 1795. De nouveaux avatars
retarderont son retour en France. Parti à 16 ans, il revient aux Essarts, où
ses frère et sœur le croit mort, en avril 1796, il a 19 ans. Il fonde une
famille en 1801 et s’éteint en 1847 à 70 ans. Son témoignage, arrivé jusqu’à
nous, fut recueilli par son fils Charles.
Entends-tu les
grelots, Pélagie ? Notre regretté Président J. Lagniau
avait rassemblé une somme de « petites histoires authentiques de la grande
Histoire », nous en avons extrait celle-ci. Elle nous conte les péripéties
d’une cloche nommée Pélagie-Augustine, jadis fort célèbre à Rocheservière et
ses environs. Malheureuse victime de ses aventures, fêlée, elle fut envoyée à
la fonte en 1946.
A lire aussi, dans la
rubrique « Chronique du Souvenir Vendéen », la brillante allocution
prononcée par notre Président Jehan de Dreuzy, à la mémoire de Charette, à la
Croix-Charette de Fonteclose, lors de la journée La Garnache.
Bibliographie : « Pages de Vendée –
Légendes curieuses et petites histoires authentiques de la grande Histoire » par
Jean Lagniau rééditées par Claude Mercier aux
éditions de l’Etrave, « Une blessure française » par Pierre Péan chez Fayard,
« Les Vendéens et la mer » actes du colloque tenu aux Sables d’ Olonne en septembre 2007, publiés par le Centre Vendéen
de Recherches Historiques. A écouter, mais aussi à lire le livret des paroles,
« Guerres de Vendée, Chouans » un CD de Jean-Pax
Méfret, aux Editions Clovis.
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