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En
1ère et 4ème de couverture, reproduction intégrale du
tableau de Pierre-Etienne Lesueur : le siège de Granville (1794-1795,
huile sur toile), récemment restauré par le Musée de la Révolution française de
Vizille, auquel il appartient, et que nous remercions. Lire sur ce sujet la
notice historique en 2ème de couverture.
Editorial
du Président : Jehan de Dreuzy
rend hommage au Dr Charles Coubard, fondateur visionnaire de notre Association,
à l’occasion du 120ème anniversaire de sa naissance.
Louis-Marie
Turreau : du Bocage vendéen à l’Arc de Triomphe par Thierry Piel : issu d’un milieu bourgeois,
Turreau rallie la Révolution. De formation militaire obscure, il saura profiter
des circonstances pour mener une carrière militaire qui le conduira jusqu’à la
Restauration. Piètre général demeuré « célèbre » pour sa
responsabilité dans les crimes des colonnes infernales, il saura se retrancher
derrière un rôle de simple exécutant pour se disculper et acquérir le profil
parfait de l’officier républicain parfaitement correct. Au final Napoléon
en fera un ambassadeur aux Etats-Unis et un baron d’Empire. Rallié à Louis xviii, il fut proposé au rang de chevalier dans l’ordre
royal de Saint-Louis, avant de s’éteindre dans sa demeure de Conches. Il avait
60 ans.
Lors
de l’achèvement de l’Arc de Triomphe, sous le roi républicain Louis-Philippe, son
nom figurera parmi les noms des 660 généraux ayant participé aux guerres de la
Révolution et de l’Empire.
La
comtesse d’Oeynhausen, égérie du héros vendéen Henri Forestier : Pierre Gréau,
suite à son enquête sur la naissance et la mort mystérieuses du héros vendéen,
faute de pouvoir nous apporter des réponses, nous livre un intéressant portrait
de sa maitresse née Dona Leonor de Almeida Portugal. Belle activiste, et femme
de lettres, elle fut accusée d’avoir empoisonné son amant, sans qu’aucune
preuve vienne étayer ce criminel méfait.
Un
curieux lieutenant-colonel républicain tué à la 2ème bataille de
Thouars : John Oswald par
D.J.
Amaglio : vrai écossais mais se voulant anglo-franc et
même
internationaliste, journaliste politique, pamphlétaire
révolutionnaire mais
aussi poète à succès, végétarien
convaincu mais réclamant l’élimination des
suspects, anti-militaire mais volontaire piquier, ce personnage atypique, cultivé, apparaît
d’une étonnante actualité si l’on considère certaine utopie politique
d’aujourd’hui.
A
la tête du 14ème bataillon de volontaires de Paris (ex 1er
bataillon de piquiers) engagé en Vendée, il trouvera la mort à Thouars le 14
septembre 1793, lors de l’attaque de Lescure. Face à lui serait tombée Jeanne
Robin, héroïne de la Vendée.
Avant
son départ de Paris John Oswald avait publié « le Gouvernement du Peuple,
Plan de Constitution pour la République universelle », nous laissant en
quelque sorte son testament politique.
Le précis d’histoire de la guerre de Vendée du
docteur Charles Coubard (1946) : ce
treizième et ultime chapitre est consacré à « l’heure des
négociations », à la mort des deux derniers chefs historiques
du soulèvement de 1793, Stofflet et Charette, enfin aux résultats des guerres
de Vendée. En annexe, courte biographie du Dr Coubard.
Bibliographie : Une anglaise témoin de la Révolution française
(1792-1795) - réédition d’une traduction d’Hippolyte Taine (1872) ; La
guerre de Vendée par Auguste Billaud – réédition ; La désinformation
autour des guerres de Vendée et du génocide vendéen par Reynald Secher – Ed.
Atelier Fol’fer, collection l’Etoile du berger ; Massacres au Mans en
1793, ouvrage collectif sous la direction de Thierry Trimoreau – Ed. Siloë ;
Nicolas Haxo (Etival 7 juin 1749-Les Clouzeaux 21 mars 1794), un général
vosgien à la poursuite de Charette par Yannick Guillou – Edhisto Ed. ; La
Rochejaquelein par Thérèse Rouchette – Ed. du C.V.R.H. « les
indispensables » ; D’Elbée et les victimes de Noirmoutier en janvier
1794 par le Dr Julien Rousseau – réédition Pierre Rabjeau Ed.
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En
1ère et 4ème de couverture, reproduction intégrale du
tableau d’Alfred de Chasteigner représentant le départ des Vendéens à l’appel
de Cathelineau (collection privée). Lire à propos du peintre et de son oeuvre
la notice historique en 2ème de couverture.
Editorial
: La révolte vendéenne était-elle
légale ? nos président et vice président, Jehan de Dreuzy et Michel
Chatry, apportent une réponse parfaitement argumentée à cette question :
la guerre de Vendée était une « guerre juste », légale et parfaitement
d’actualité.
Il
y a deux cent vingt ans, la Révolution se termine le 14 juillet 1790. Hélas non ! nous dit Patrick Garreau qui nous
rappelle brièvement les évènements qui conduisirent à la création de
l’Assemblée constituante, finalement légitimée par le Roi, marquant un radical
changement de régime. Si la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 demeure le
symbole de ce changement, notre
fête
nationale n’en est pas pour autant sa célébration,
mais celle de la fête de la
Fédération du 14 juillet 1790, fête destinée
à marquer la « fidélité à la
nation, à la loi et au roi ». Le peuple y manifestait
sa volonté d‘être
français. La fête de la Fédération marque
l’acte de naissance de la nation française. Hélas la 1ère République va
ensuite sombrer dans la Terreur, niant ainsi ses propres valeurs.
En
annexe de l’article, remarquable texte d’Adolphe Thiers publié en 1834 relatant
cette fête de la Fédération.
La
broche dite « Double cœur vendéen » : Fabian de Montjoye nous enrichit de son érudition et
nous éclaire sur ce bijou symbolique qui connaît un certain renouveau.
Résistances
à la Révolution dans le Puy-de-Dôme (1793-1799) : David Frapet, par cette recherche sur des évènements
survenus dans le département du Puy-de-Dôme, démontre que, sans connaître
l’intensité atteinte dans les territoires de la Vendée militaire, des
résistances à la révolution se sont développés sur l’ensemble du territoire
sous la Convention et le Directoire.
Dans
un prochain numéro, la Revue donnera une suite à cet article concernant ces
« autres Vendées » qui nous sont mal connues en Vendée militaire.
Bibliographie :
Bellavidès,
le Chouan de l’Avranchin par Alain
Landurand, aux Ed. Cheminements
Victoire
de La Rochejaquelein, héroïne de la guerre de Vendée par Ménie Grégoire, aux
Ed. de Fallois
Les
Noellet par René Bazin (réédition) aux Ed. Siloë
Pierre
Rezeau, chef de la division de Montaigu par Georges Gardiveau, édition réalisée
et présentée par Marc de Lacoste Lareymondie
Testaments
& manifestes de Louis XVI aux Ed. des Equateurs.
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